Vous avez peut être suivi mon petit coup de gueule sur Twitter en début de semaine relativement au dernier clip de monsieurdream (avec ce mot est dans la phrase, je peux me faire insulter gratuitement). Faire des vidéos c’est bien, et le bonhomme présentait une réelle aptitude à me/nous faire marrer avec des vidéos simples, détente. C’est d’ailleurs lui qui m’a donné envie de bloguer et de faire des podcasts vidéos. Bref!

Sur Twitter donc, j’ai essayé de faire comprendre que ce n’était pas le matos que l’on avait qui comptait, mais bel et bien ce que l’on faisait avec. Je trouve désolant de voir claquer des milliers d’euros dans du matos alors que le contenu diffusé est complètement vide, pauvre, creux (surtout quand il s’agit d’une pub déguisée en clip. De qui se moque-t-on?). Mon frère pourrait faire des paroles bien plus censés en n’ayant jamais fait de rimes, et je pense que ma douche entends moins de fausses notes que leurs micros. Le parallèle était fait avec quoi? Tout simplement avec Matthieu qui claque des vidéos de fou, très bien montées (les vidéos hein!) et dont le contenu fait sérieusement concurrence à des émissions réputées comme « culturelles ».

Alors tout ça pour quoi? Déjà, pour vous montrer qu’avoir le meilleur matériel ne garantit pas de faire des vidéos époustouflantes. Avoir la forme mais pas le fond vous fait passer pour un débile. Matthieu tourne avec un Lumix TZ7 et monte ses vidéos sous ScreenFlow qui n’est pas du tout prévu pour ça à la base. Un petit clin d’œil à ceux qui disent que de vraies vidéos se font avec Final Cut. Si vous saviez le nombre d’émission de TV qui sont montées avec iMovie 6 (HD) vous rigoleriez tout seul.

Donc, pour illustrer un peu plus mes propos, je vous laisse profiter de la vidéo ci-dessus, tournée, et éditée intégralement avec un iPhone 4. Comme quoi, le matériel ne sert vraiment à rien, ce sont les idées qui prévalent.

PS : J’ai enfin eu la force de regarder « Lendemain difficile » jusqu’au bout, et le constat est dramatique : les meilleurs moments sont ceux où ils ne chantent pas, mais là où ils font les cons, ce qui, rappelons le, est ce qui a fait connaître Cyprien (son humour).